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image cover X de Xzibit

CLASSIQUE RAP US

Reprise de la semaine et donc de notre rubrique Retour vers le classique ! Et pour se faire, nous allons aborder un artiste qu’on a déjà eu l’occasion de croiser dans nos articles précédents, mais jamais en solo. Si vous avez pu l’entendre lors de notre Retour vers le classique consacré à « What’s The Difference », souvenez-vous de quoi était capable Xzibit en solo, notamment avec son classique « X ».

S’il est né à Detroit (Michigan), Xzibit reste cependant 100% West Coast dans sa musique, notamment de par sa jeunesse vécue en Californie. S’il a démarré sa carrière au cours des années 90, il prend véritablement son envol avec l’intégration de Dr.Dre dans son entourage. Fort des bons succès de ses deux précédents albums (« At The Speed of Life » en 1996 et « 40 Dayz and 40 Nightz » en 1998), le mythique producteur le fera participer à son album « 2001 » (vous voyez, le fameux « What’s The Différence », on s’y retrouve !) et devient par la suite le producteur exécutif du troisième album de Xzibit: « Restless » en décembre 2000. Album dont « X » est le deuxième single dévoilé après « Front 2 Back ». C’est avec ce genre de titres que l’on peut rapidement apercevoir que le stéthoscope du docteur est venu s’intéresser de près aux battements du rap en y apportant sa petite équipe. Dès le départ, on peut reconnaitre la voix d’un certain Snoop Dogg et on notera également pour la prod le sample utilisé avec la phase « Not these niggas again » issu du titre « Bitch Please II » de Eminem (album « The Marshall Mathers LP »). Egalement, le clip du son (réalisé par David Meyers, plus connu pour son travail avec la rappeuse Missy Elliott) nous permet de sympathiques caméos de Snoop Doggy Dogg et de Dre, ainsi que RZA du Wu-Tang Clan.

Là ou Dr.Dre lançait véritablement les carrières d’artistes (comme ce fut le cas pour Eminem dont nous parlions plus avant), Xzibit se présente comme un artiste ayant déjà fait son bonhomme de chemin, en ayant surtout prouvé ce qu’il savait faire avec deux albums à succès. Aussi, la présence de Dre en studio est une aide bienvenue et une véritable ouverture vers un succès encore plus important, notamment en surfant sur cette vague d’intérêt du public vers le renouveau du rap californien qui sans quoi se serait vite fait vieillissant. Mais après avoir entendu les premières notes de l’instrumental, on comprend un tel retour public… Quelle prod ! Encore aujourd’hui considéré comme un classique parmis les instrus du rap US, à elle seule elle participe au surclassement de la chanson. Fidèle à ses claviers, le doc procède à l’opération. On retrouvera d’ailleurs la même qualité avec ses seules quelques notes de claviers sur le premier album « Get Rich Or Die Tryin' » de 50 Cent. Assurément, Mister Andre Young frappe un grand coup, secondé par le flow dynamique et la voix rauque si particulière de Xzibit qui invite forcément à hocher la tête. Concernant le texte, on est dans du grand Xzibit et du classique West Coast, avec ce qu’il faut d’egotrip. Quand bien même Xzibit se la joue détaché de tout au premier couplet (« Y’all keep the spotlight, I’m keepin’ my rhymes tight »). Bien évidemment, on ne peut guère conserver cet état d’esprit sans quelques allusions bien placées à la gente féminine et les conquêtes multiples du MC (« Ever since Xzibit has spit, been on some pimp shit »). La particularité du texte étant que Xzibit parle de lui à la troisième personne, notamment au refrain (« X rearrange the whole game with my rugged sound/X won’t ever say your own name when I come around/X stay on top but remain from the underground/X to the Z and we all in the family »). En outro, on peut d’ailleurs retrouver Snoop Dogg s’amusant à étaler quelques créations de mots avec X (« Mr Xuberant, Mr Xtravangant/Xtraordinary, Mr Xalata »). Enfin, quelques phases grandes gueules (« My whole skeleton is dipped in titanium ») et un name dropping (qui pour une fois a le bon goût de ne pas s’avérer trop lourd) viennent compléter tout ça (« I beat the odds like Ike beat on his first wife »).

Ainsi se retrouve-t-on avec le son classique dans la carrière de Xzibit. Marquant à tout jamais le rap west coast pour toute la décennie 2000, il aura en plus su s’offrir de meilleurs rôles pour poursuivre sa carrière d’acteur. Un grand succès pour un énième classique avec ce son symptomatique du renouveau du rap dans les années 90. Une chose est certaine, on y a pas perdu au change ! Mr. Xcellent…

 

image cover album Restless de Xzibit

Tracklist de l’album « Restless »:

01. Intro/Restless

02. Front 2 Back

03. Been A Long Time (feat. Nate Dogg)

04. U Know (feat. Dr.Dre)

05. X (feat. Snoop Dogg)

06. Alkaholik (feat. Eric Sermon & Tha Alkaholiks)

07. Kenny Parker Show 2001 (feat. KRS-One)

08. D.N.A. (Drugs-n-Alkahol) (feat. Snoop Dogg)

09. Double Time

10. Don’t Approach Me (feat. Eminem)

11. Rimz & Tirez (feat. Defari, Goldie Loc & Kokane)

12. Fuckin’ You Right

13. Best of Things

14. Get Your Walk On

15. Sorry I’m Away So Much (feat. DJ Quik & Suga Free)

16. Loud & Clear (feat. Butch Cassidy, Defari & King T)

 

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