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Stanley Johnson : le rookie en or des Pistons de Détroit

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Chronique NBA

 

C’est sa première saison NBA, mais déjà ce rookie de 19 ans évoluant au poste d’ailier impressionne par sa maturité, ses sorties de banc très précieuses pour son équipe et par sa capacité unique à gérer la pression. Mais au fait Stanley Johnson, qui est-tu ? D’où viens-tu ? Quel est ton parcours ?

 « Par moment, je voulais arrêter. »

Stanley Johnson est né le 29 mai 1996 en Californie. La mère de Johnson, Karen Taylor, est une ancienne joueuse de l’équipe canadienne de Jackson State où elle fut intronisée dans le Panthéon des Sports du club en 2009. Elle a aussi jouée professionnellement en Europe par la suite. C’est elle qui a, dès le plus jeune âge de Stanley, donnée à son fils la passion du basket. Elle l’a formée, entrainée avec des pratiques qui, souvent, tournaient à l’affrontement entre mère et fils, celui-ci n’étant pas vraiment friand des leçons de basketball maternelles. Mais il n’a jamais abandonné, toujours porté par la ferveur et la motivation d’une mère. Lorsque le fils et la mère s’affrontaient lors d’un contre un, jamais la plus expérimentée des deux ne la laissé gagner répétant qu’ « elle ne voulait pas de fillettes qu’on laisse gagner ». Alors Stanley Johnson a depuis son plus jeune âge le goût de l’effort et de la victoire dans la douleur. Celui-ci déclarant plus tard lors de son entrée dans le championnat NCAA que lors de ces entrainements particuliers « il était important de faire les choses de la bonne manière et de travailler dur ». « Par moment, je voulais arrêter. » Mais la réponse de sa mère était toute autre « Non, on ne va pas arrêter, si tu veux devenir bon ».

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« il n’y que deux joueurs qui m’ont fait me sentir complètement impuissant quant à mon plan de jeu, il s’agit de Kylie Irving et de Stanley Johnson. « 

En 2011, il est scolarisé dans le Lycée de Mater Dei à Santa Ana en Californie, avec lequel il remportera quatre championnats consécutifs de l’Etat entre 2011 et 2014. Dans un des matchs qu’il livrera avec cette équipe lors de sa quatrième saison, il affrontera le Lycée de Saint Jones Bosco. Dans un match serré, il réalisera 5 interceptions mais privilégiera le jeu de passes alors que son entraineur de l’époque lui avait demandé de prendre les tirs pour lui, affirmant ainsi un certain tempérament. Il terminera meilleur passeur du match avec tout de même 13 points à son compteur menant ainsi à la victoire de Mater Dei. Voici l’impression que Stanley Johnson a laissé au coach des vaincus, Derrick Taylor. « Il est génial. J’ai coaché contre Kevin Durant, Ty Lawson, John Wall, Nick Young, Arron Afflalo et il n’y que deux joueurs qui m’ont fait me sentir complètement impuissant quant à mon plan de jeu, il s’agit de Kylie Irving et de Stanley Johnson. ».

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Stanley Johnson avec le maillot de son Lycée Mater Dei.

« Il devient alors incroyable. Il change le jeu pour les deux équipes. »

Mais il n’est pas le seul à exprimer tout le bien qu’il pense de l’ailier des Pistons. Lors de sa première année à Mater Dei, son équipe est battue par celle d’Orange Lutheran dans un match où Stanley avait raté de nombreux lancers francs. Lors des trois années qui suivirent, il fut déterminé à battre cette équipe, c’était devenu son classico, son derby à lui. Il le remporta à chaque fois en signant des performances de haut vol. L’entraineur d’Orange Lutheran, Chris Nordstrom déclara plus tard « Je pense qu’il n’a jamais oublié. Stanley a la capacité de prendre le dessus sur chaque match. A un certain moment, quelque chose se passe et, après, il n’y a plus rien que vous pouviez faire. Il devient alors incroyable. Il change le jeu pour les deux équipes ».

« Avec lui, vous pouvez voir que son Q.I. basket est là. Il va faire la bonne passe, il va avoir deux ou trois coups d’avance sur son adversaire. Il est assez extraordinaire. »

Pourtant lorsqu’il arrive dans ce Lycée, il n’est pas encore considéré comme le meilleur joueur de l’établissement. La faute à Shaqquan Aaron, meilleur au scoring. Johnson était simplement un bon joueur en attaque mais qui n’était pas encore capable de folie à l’extérieur de la raquette. Il était un bon rebondeur, capable de poser des écrans très bons. Mais offensivement, rien d’incroyable. Un tournant intervient un jour où Charlie Torres, un entraineur personnel, travaillait avec un joueur plus âgé de Matter Dei, Katin Reinhardt. Le parquet est séparé en deux mais Johnson regarde furtivement à travers pour voir ce qu’il se passe. Torres le surprend et le confond avec un joueur plus âgé et le prend sous son aile, impressionné par le basket du jeune espion. Johnson fait alors d’énorme progrès et il est même sélectionné en 2011 avec l’équipe américaine de Basketball U-16 avec lesquelles il remporte une médaille d’or FIBA dans le championnat des Amériques. Il reviendra l’année d’après en 2012 glaner un titre de champion du monde, cette fois-ci avec les U-17. Là où Johnson impressionne c’est dans sa capacité à prendre la bonne décision au bon moment. Toby Bailey, un ancien entraineur ayant coaché Stanley à ses époques lycées témoigne de lui : « Habituellement lorsque vous avez un gars grand, celui-ci utilise ses aptitudes physiques pour intimider les gars et leur connaissance du basketball est considérée avec eux comme un retard de croissance. Avec lui, vous pouvez voir que son Q.I. basket est là. Il va faire la bonne passe, il va avoir deux ou trois coups d’avance sur son adversaire. Il est assez extraordinaire. ».

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Stanley Johnson avec sa médaille de champion du monde U-17 avec les Etats-Unis.

Après avoir bluffé tout son monde au Lycée, Stanley intègre l’université d’Arizona et son équipe de Basketball, les Wildcats, un regroupement de plusieurs universités. Mais avant de partir de son lycée, il gagne une récompense individuelle de choix, celle de Monsieur Basketball California (récompense décerné au meilleur joueur de lycée dans l’état de Californie). Beaucoup de lauréats ont eu une grande carrière NBA par la suite. Par exemple en 2009, c’est tout simplement le meilleur défenseur de la ligue NBA 2016 qui était le gagnant, un certain Kawhi Leonard. On peut aussi citer Aaron Gordon en 2012 (drafté peu après par Orlando) ou encore Amir Johnson en 2005.

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Stanley Johnson avec le maillot de l’université d’Arizona

Toujours est-il que le 14 novembre 2014, Stanley Johnson dispute son premier match avec les Wildcats d’Arizona contre Mount Saint Mary où réalise une petite rencontre avec 8 points avec 1 passe et 6 rebonds pour 24 minutes sur le terrain. Un début en demi-teinte. Classique lorsque l’on débute à l’université. Mais Johnson va vite se montrer performant. Dès son troisième match universitaire face UC Irvine. Il réalise son premier double-double avec les Wildcats avec 10 passes et 10 rebonds. Après cette performance, Johnson rentre au minimum 11 points par match pendant deux mois jusqu’au 11 janvier.

Durant la March Madness 2015, Arizona passe trois tours mais échoue face à l’université de Wisconsin à seulement deux tours du Final Four. Il impressionnera lors de son premier match de March Madness avec 22 points et 5 rebonds. Durant la suite de la compétition, il aura des statistiques moyennes mais Johnson a déjà tapé dans l’œil des recruteurs avec des statistiques très bonnes depuis ses débuts universitaires avec 13.8 points à 44.6% de réussite et 6.5 rebonds pour 28 minutes en moyenne par match. Surtout, le joueur d’Arizona multiplie les récompenses universitaires : il est élu dans le Pac-12 comme « freshman » soit le joueur de première année ayant le plus impressionné dans l’année, le 19 janvier il est élu joueur de la semaine NCAA. Il recevra aussi le prix Julius Erving décerné au meilleur ailier de la saison NCAA.

Lors de la draft 2015, Stanley Johnson est choisi en 8ème choix par les Détroit Pistons. Ses performances plutôt décevantes durant les deniers matchs de la March Madness n’ont pas empêché l’ex-Wildcats de signer avec les Pistons, ces-derniers retenant le potentiel du joueur défensif et dans les tirs extérieurs de Johnson. Et Stanley leur rend bien dès les matchs de pré-saison dans la Summer League. Il en devient même l’attraction. Un match à 24 points, puis un autre à 14 face à Justice Wislow et le Heat et enfin un match à 20 points et 10 rebonds (double-double) face à Indiana. La légende Lary Bird s’exprimera à l’issue de la Summer League sur son cas déclarant que Stanley était un « joueur phénoménal ». « Un adulte ».

https://www.youtube.com/watch?v=Etd2TJgpbOk

« Il m’a l’air sensationnel. Il joue à un niveau très élevé. Tout le monde attendait beaucoup de lui lors de la Draft. Les Pistons ont tiré le gros lot sur ce coup. »

Au cours de la saison régulière, Johnson impressionne avec des sorties de banc très efficaces aussi bien défensivement qu’offensivement. Le coach d’Indiana qui aura vécu un match difficile face à Johnson dira de lui : « Il m’a l’air sensationnel. Il joue à un niveau très élevé. Tout le monde attendait beaucoup de lui lors de la Draft. Les Pistons ont tiré le gros lot sur ce coup ». Johnson impressionne tout le petit monde de la NBA. Mais ses performances en début de saison régulière sont décevantes par rapport à la Summer League. Lors de sa première titularisation, il passe à côté de son match inscrivant seulement huit points. Mais lors de sa seconde titularisation, le rookie vedette de la pré-saison brille et inscrit 22 points, 9 rebonds, 5 passes et 2 interceptions face aux Knicks. Le rookie interpelle par sa confiance en soi, son jeu athlétique et ses statistiques en progression. Il finira la saison régulière avec 8.1 points de moyenne mais un temps de jeu en constante progression. Surtout son pourcentage de tirs réussis détonne, 47% au total dont 39% à trois points confirmant ainsi son potentiel aux shoots extérieurs. Il contribue à envoyer Détroit en Playoffs face à « King Lebron » et Cleveland.

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Stanley Johnson avec le maillot de Détroit face à Indiana.

Lors du match 1, il réalise une énorme performance en défendant de fort belle manière sur Lebron James, réussissant même à tenir Lebron en dessous de 15 points, et à le faire craquer sur certaines actions où la star des cavaliers s’énervent tous seul. En face de lui, un Stanley Johnson, sûr de lui, stoïque, paraissant très mûr. Mais le match 2 est une toute autre histoire et Lebron James reprend l’ascendant sur le jeune rookie qui ne parvient pas à défendre sur « le King » comme lors du match 1. Stanley Johnson ira même jusqu’à provoquer son adversaire direct après le match dans la presse, lui promettant un match 3 difficile. Ce fut le cas pour Lebron en première période, moins en seconde mais qu’importe. Vous en connaissez beaucoup, vous, des rookies capables de provoquer « le King » et d’assumer, ensuite, sur le terrain ? Clairement, Stanley Johnson à ce petit quelque chose en plus qui pourrait bien nous amener à entendre souvent parler de lui.

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