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Il y a 43 ans, The Sugarhill Gang démocratisait le hip-hop avec le morceau « Rapper’s Delight »

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Cela n’a rien à voir avec les instrumentaux de nos jours, mais il s’agit bien d’une des reliques du hip-hop dans sa forme primitive. Le morceau « Rapper’s Delight » de The Sugarhill Gang, sorti, il y a 43 ans a révolutionné le mouvement hip-hop de par son expansion telle une traînée de poudre. Ceci n’aurait pas été possible sans un peu de méchanceté.

Il est aujourd’hui aisé d’écouter du Hip-Hop. L’industrie musicale créée par le Hip-Hop draine, à elle seule, une foule impressionnante, de par le monde entier. De plus,cette industrie génère également beaucoup trop d’argent pour passer inaperçue. Des milliers de concerts s’organisent dans le monde et des artistes sont célébrés comme des idoles en raison de toute l’image et la réputation que ces créateurs de vibes provoquent. L’effet de mode qu’engendre ce genre musical qui s’apparente à une culture à part entière, date de quelques décennies et n’est pas prêt de s’arrêter.

Cependant le hip-hop était considéré comme une musique de criminels, liée aux groupes de grand banditisme et au consommateur de drogue. Il était tellement difficile de s’afficher rappeur dans les années 70 où le soul régnait en maître. De plus, les seules régions où le mouvement semblait un peu plus toléré et tentait d’exister dans une forme embryonnaire, étaient New York et la Californie.

L’heure de la révolution a été sonnée dans le New Jersey, il y a 43 ans en ce jour même, dans un contexte qui ne s’y prêtait pas vraiment. Le groupe américain de hip-hop The Sugarhill Gang, originaire d’Englewood dans le New Jersey, entrera un peu plus dans l’histoire au grand bonheur de ses membres Big Bank Hank, Mike Wright et Master Gee. Leur morceau « Rapper’s Delight », a marqué le début de l’expansion du hip-hop de par toute l’Amérique et de par le monde. 

Tout a commencé par l’improvisation

Tout a commencé comme s’il s’agissait d’une planification bien pensée et qui se déroulait alors qu’il ne s’agissait que d’une improvisation de circonstance. Le 20 septembre 1979, deux groupes icônes de disco et soul, new wave Blondie et Chic, se donnaient en spectacle au très fréquenté Palladium de New York. Ce jour-là aussi, les deux groupes étaient accompagnés des faiseurs de punk rock britannique The Clash. Après que ses invités de marque ont laissé la piste, Fab Five Freddy, futur animateur de télévision et les membres de Sugarhill Gang, ont occupé le public par une improvisation d’une inspiration merveilleuse. Les paroles des nouveaux maîtres des lieux se posaient agréablement bien sur l’instrumental du groupe Chic.

Le problème qu’il fallait

L’improvisation effectuée par The Sugarhill Gang avait été enregistrée et jouée dans le Club Leviticus de New York. Ce morceau est passé en boîte puisque l’instrumental de base était disco et Funk. Seulement que ce soir-là, Nile Rodgers de Chic n’a pas apprécié ce qu’il entendait bien que les autres usagers de la discothèque s’amusaient bien.

Nile a intenté une action en justice contre The Sugarhill Gang pour avoir utilisé l’instrumental des Chic dans leur single. Cette simple action en justice d’un groupe populaire et très suivi contre un autre groupe pas vraiment populaire, a mis The Sugarhill Gang sous le feu des projecteurs.

Les conséquences de cette poursuite

Le dossier judiciaire a connu un heureux aboutissement marqué par un règlement à l’amiable avec l’accord du crédit au Chic à propos de la partie de la chanson qui leur appartenait. Une petite victoire pour The Sugarhill Gang dont la plus grande victoire a été la popularisation de leur single. Tous les disc-jokers jouaient désormais le morceau « Rapper’s Delight », le rendant incontournable dans toutes les play listes américaines et même en dehors des frontières.

L’acte qui démocratisa le hip-hop, partout dans le monde  

La fréquence de lecture a propulsé le morceau dans le Billboard 200 à la 36ème place aux Etats-Unis d’Amérique. Le succès du morceau a dépassé les frontières. Ailleurs comme aux Pays-Bas et au Canada, le morceau a enterré la concurrence en se hissant à la première place dans les classements. Le même morceau était n°2 en Belgique, en France, en Norvège, en Suède, en Suisse puis n°3 en Allemagne et au Royaume-Uni.

La révolution était tellement impressionnante puisque la chanson, à elle seule, s’est vendue au platine aux États-Unis et au Canada, avec plus de 5 millions d’exemplaires vendus dans le monde.

L’histoire retiendra que le rap East Coast a permis d’envoyer le hip-hop comme une culture dans les oreilles des habitants du monde entier. Et dire que cela a été fait à partir d’un instrumental inspiré de disco et de funk.

Sidoine
Sidoine
Journaliste et traducteur EN-FR, je suis passionné d'Internet, de technologies, de crypto-monnaies et de musique, le Rap tout particulièrement. Je suis tombé dans le chaudron de MC Solaar lorsqu'avec l'aide du druide Jimmy Jay, il préparait l'album Qui sème le vent récolte le tempo.

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