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Pejmaxx sort son troisième album !

image pejmaxx album "pejmaxx"
Pejmaxx a sorti le bleu d échauffe pour son troisième effort solo

Parmi les nombreux rappeurs qui peuplent la scène francilienne, certains ont eu leur heure de gloire, d’autres continuent d’avancer dans l’anonymat le plus complet, et d’autres, enfin, se trouvent à mi-chemin entre ces deux positions. Pejmaxx se situe à cet endroit exact, à moitié dans l’ombre, mais pas tout à fait. S’il n’est pas aussi connu qu’un Hugo TSR, Davodka ou plus récemment Jazzy Bazz, il a tout de même sorti déjà deux albums solos marquants, qui lui ont valu de pouvoir voyager un peu dans toute la France pour défendre son projet.

Pas devant 40 000 personnes comme PNL c’est certain, mais assez pour que le rappeur et son public entretiennent un lien privilégié. Car avec un album tous les 5 ans, mieux vaut être attaché à Pejmaxx, au risque de l’oublier. Pourtant, ses fans sont toujours aussi nombreux, malgré la concurrence qui sort trois projets dans l’année. Pejmaxx n’est pas un hyperactif, il préfère travailler longuement ses projets, avouant lui-même en interview qu’il se prend la tête parfois plusieurs semaines pour trouver la rime qui lui convient. Du travail peaufiné, voilà encore ce que Pejmaxx a voulu nous livrer pour ce troisième opus, intitulé sobrement  »Pejmaxx ». Voyons s’il a réussi.

Bienvenue dans la secte indé

L’indépendance et l’intégrité sont deux valeurs sur lesquelles le rappeur ne transige pas. Il le rappelle encore une fois sur ce projet, avec des thèmes qui sont identiques à ceux qu’il traitait par le passé : le poison qu’est l’alcool, la vie de rue, la débrouille. Comme les autres, me direz-vous, sauf que Pejmaxx les aborde de manière beaucoup mieux écrite et beaucoup plus sincère.

Les paroles de Pejmaxx sont très engagées, comme pour beaucoup de membres de la  »secte indépendante », les fanatiques d’un rap un peu à l’ancienne,aux discours généralement conscients, où l’accent est mis sur l’écriture plus que sur la rythmique ou l’amusement. Pejmaxx prône donc des valeurs un peu révolutionnaires, comme dans  »Révolutionaires en Gucci ».

Et si les thèmes ont déjà été traités par Pejmaxx, il s’est bien renouvelé musicalement, avec des rythmiques assez récentes (même s’il ne s’est pas mis à la trap ou l’autotune, on vous rassure). Le morceau  »Poudre à canon » pourrait presque passer pour de la trap au niveau de l’instru. Au niveau des ambiances, ça reste très très sombre, comme on pouvait s’y attendre, mais la diversité des prods arriverait presque à nous le faire oublier. On va d’ailleurs mentionner que c’est toujours Soulchildren qui produisent le bonhomme, qui n’a pas changé d’équipe depuis ses débuts.

Et pour une des premières fois, vous allez pouvoir Pejmaxx avec des invités sur son album ! Et pas n’importe qui : le grand Flynt, Lacraps (qui est partour en ce moment), Jeff le Nerf, Furax Barbarossa, Scylla, REDK, et d’autres un peu moins connus comme Warlock, Nefaste, Ol Zico,etc… C’est important de le mentionner car tous les feats ou presque sont vraiment très bons. Pour ce qui est des morceaux solos, on vous en a déjà cité deux, auxquels on rajoutera  »Capsule Corp » et l’excellent  »Patte Blanche ».

Un bon projet indé, du rap sensé, bien produit, des punchlines très bien écrites, et surtout, un disque rempli d’humilité, de simplicité. Alors oui, ça n’est pas très dansant, mais cogiter, de temps en temps, ça fait du bien aussi !

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