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Retour vers le classique: « Sound Of Da Police » de KRS-One

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CLASSIQUE RAP US

Retour à New-York aujourd’hui pour le fameux retour vers le classique ! Amateurs de la Californie et du rap français, il va falloir migrer dans la Big Apple pour écouter le son du jour, le classique quotidien. Et pour cela nous allons à nouveau faire appel à un artiste que nous n’avons pas encore rencontré dans cette rubrique, en dépit pourtant de son statut mythique dans le rap US. Il est donc temps de parler de KRS-One et de son classique « Sound Of Da Police ».

KRS-One est originaire du Bronx et assurément l’un des plus grands représentants du rap de la East Coast. Il faut dire qu’on a là un acteur majeur du rap conscient, politiquement très engagé. Le rap qui dénonce, sans langue de bois. Présent dans divers domaine, prêcher la bonne parole a semble-t-il toujours été la priorité du MC, peu importe la manière (notons qu’il est également pasteur à Riverside dans le quartier de Harlem). Après avoir fait ses preuves au sein des groupes de rap dans sa jeunesse, KRS-One prend vite de l’ampleur et décide enfin de se lancer en solo. Celui que l’on surnomme The Teacher sort son premier album solo « Return of the Boom-Bap » en 1993. Un album assuré par une excellente production (on notera la présence de DJ Premier) qui recevra un excellent accueil puisqu’il se classe à la 5ème position du Top RnB/Hip-Hop Albums et 37ème au Billboard 200. Un départ donc plus que prometteur pour le lancement d’une carrière solo. Et s’il y a bien un son qui aura marqué les esprits et contribuer à lui seul à la popularité du projet, c’est « Sound Of Da Police ».

Il s’agit du second single de l’album, rendu célèbre depuis par son intro et le fameux:

« Woop-woop! That’s the sound of da police »

Symbolisanttout le son à lui seul. Notons que, si KRS-One est connu pour sa plume et sa qualité lyricale globale, il y a de quoi susciter la polémique avec ce son (« Policeman come, we bust him out the park »), le rappeur n’hésitant pas à dénoncer froidement comme à son habitude (« There could never really be justice on stolen land »). Globalement, le MC s’en prend à l’attitude de la police, leurs agissements qui selon lui sont bien loin d’être efficace: « Your laws are minimal/Cause you won’t even think about lookin’ at the real criminal ». Un message qui s’adresse à tous et plein de vérité comme il le dit lui-même (« Now here’s a likkle truth, open up your eye ») afin de dénoncer les abus policiers dont il a pu être témoin à de multiples reprises. Il n’hésite pas non plus à accuser véritablement, ce qui participe à l’ampleur du son et à la portée du texte (« The real criminal are the C-O-P »). Un problème qui semble ne jamais avoir de fin, comme le dit si bien l’artiste, achevant ainsi son troisième couplet sur une question rhétorique qui sonne la fin du morceau: « And then my great, great, great, great—when it’s gonna stop ?! » 

Un message qui pour certain est encore actuel aujourd’hui, des opinions et des tensions sociales que l’on retrouve chez d’autres MC’s (on peut notamment penser à Kendrick Lamar par exemple). Un son également qui aura su faire son écho en France, avec la célèbre homophonie « assassin de la police ». Avec l’habitude, bien difficile d’entendre « that’s the sound of da police » n’est-ce pas ? Un son culte, qui illustre pleinement ce qu’est le rap conscient, le vrai, celui qui n’a pas d’autre but que de dénoncer de faire passer un message, qu’il véhicule sans jamais le dissimuler. Incontournable, tout simplement, il y aurait peu à rajouter. That’s the sound of the classic… 

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