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Retour vers le classique: « Let’s Get Dirty » de Redman

image cover single Let's get Dirty (I Can't Get In Da Club) de Redman

CLASSIQUE RAP US

De retour sur la côte Est pour notre rubrique quotidienne ! Nous délaissons un temps notre France natale pour aller flâner dans les rues new-yorkaises. Mais qui vois-je ? Ce bon vieux Redman ! Ca fait un bail ! Tiens, on a pas encore parlé de toi et de tes classiques, il serait temps de s’y mettre ! Un son à nous conseiller ? Mais oui bien sûr, le fameux « Let’s Get Dirty (I Can’t Get In Da Club) » !

Redman est un MC qui a eu la particularité et le talent de traverser les âges. Dis comme ça, c’est certes assez étrange mais il faut se pencher sur la carrière de l’artiste pour se rendre compte que ses débuts et donc sa popularité se sont trouvé au cours des années 90 et que pourtant, il a su brillamment continuer au cours de la première décennie des années 2 000 dans un rap US qui était alors en pleine mutation (particulièrement au niveau des sonorités) et s’étendait de plus en plus à un plus large public. Aussi, après 3 ans d’absence en solo, il revient en force en 2001 avec un quatrième album: « Malpractice ». Atteignant la cinquième place du Billboard 200, il est rapidement certifié disque d’or. Deux singles participent activement à sa promotion: « Smash Sumthin' » et celle qui nous intéresse présentement « Let’s Get Dirty (I Can’t Get In Da Club) »

Mine de rien, le son connu son petit succès d’estime, commercialement parlant tout du moins, tutoyant le sommet du classement Billboard pendant quelques temps. Je parlais plus avant d’évolution musicale dans le rap des années 2000’s, et Redman sait parfaitement s’intégrer dans ce créneau là. Délaissant pour un temps les prises de consciences et les sombres histoires de bicraves qui sont l’essence même du rap East Coast, on s’oriente ici d’avantage vers le banger tel qu’on le connait aujourd’hui (ou comme d’autres le feront aussi peu après, je pense ici notamment au culte « In Da Club » de 50 Cent en 2003). On a donc une entame direct du rappeur qui ne fait pas dans la dentelle, assurant venir ici pour tout démonter (« I’ma go pop the trunk and turn the street volume up to ten »). On a droit au name dropping de l’époque (« My dress code is all black when I’m makin the moves/Similar to the new Playstation 2 ») qui évidemment prêtera à sourire aujourd’hui mais qui était le nec plus ultra évidemment. D’ailleurs, pour la petite anecdote autour du son, le monde vidéoludique le rendra bien à Redman puisque « Let’s Get Dirty (I Can’t Get In Da Club) » se retrouvera sur la BO des jeux « Tony Hawk’s Pro Skater 3 » et « Def Jam: Fight For NY »

Pour en revenir au son, les lyrics participent au dynamisme ambiant, avec un refrain qu’on raisonnablement qualifié d’excité (« Say let’s get dirty (l-let’s get dirty)/You ain’t come to party SHUT UP ! (l-let’s get dirty) ») ce qui incite forcément à bouger la tête et à se joindre à Redman dans son délire. Le clip, lui aussi, rompt avec les convenances habituelles. Se rapprochant d’un « Without Me » ou « Just Lose It » d’Eminem, on retrouve ce côté complètement barré, ce manque de sérieux total qui, du coup, apporte une sorte de vent de fraicheur dans le game. On a quelque chose de nouveau, fait par un artiste qui a déjà su faire ses preuves et, de fait, ne peut être pris comme un simple guignol. Une preuve que Redman a su évoluer, et surtout sait proposer autre chose à son public ! Bien aidé également par DJ Kool qu’on peut entendre en back au refrain. Alors évidemment, ce n’est certes pas pour sa qualité textuelle que l’on retiendra le son, mais pour son apport, sa fraicheur dans le rap. Un classique pour le rappeur, qui marque son album et sa carrière, mais également un signe de l’évolution du rap US des années 2 000’s et le chemin, la forme qu’il prendra par la suite. Redman quant à lui a su s’adapter peu importe le style, il lui suffisait juste de dire let’s get dirty…

 

image cover album Malpractice de Redman

Tracklist de l’album « Malpractice »:

01. Roller Coaster Malpractice (feat. Adam F. & G. Forbes)

02. Diggy Doc

03. Lick A Shot

04. Let’s Get Dirty (I Can’t Get In Da Club) (feat. DJ Kool)

05. Wkya (Drop)

06. 2-Way Madness (Skit)

07. Real Niggaz (feat. Icarus, Mally G, Scarface & Treach)

08. Uh-Huh

09. Da Bullshit (feat. Icarus)

10. Who Wants To Fuck A Millionaire (Skit)

11. Enjoy Da Ride (feat. Method Man, Saukrates, Street Life)

12. Jerry Swinger Stickup (Skit)

13. J.U.M.P (feat. George Cinton)

14. Muh-Fucka

15. Bricks Two (feat. D-Don, Double O, Pacewon, Roz, Shooga Bear)

16. Wrong 4 Dat (feat. Keith Murray)

17. Judge Juniqua (Skit)

18. Dat Bitch (feat. Missy Elliott)

19. Doggz II

20. Whut I’ma Do Now

21. Soopaman Luva 5 (Part 1)

22. Soopaman Luva 5 (Part 2)

Bonus Track:

23. Smash Sumthin’

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