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Il y a 27 ans, « Enter The Wu-Tang » venait changer la face du Hip-hop

cover enter the wu-tang wu tang clan 36 chambers

9 Novembre 1993. Enter the Wu-Tang (36 Chambers) du Wu-Tang Clan envahissait les bacs ! Premier album du groupe, il est 26 ans plus tard considéré comme un classique indiscutable du rap américain. Pour rendre notre modeste hommage à ce monument de la musique, on vous propose de vous replonger dans ce 36 Chambers, qui navigue entre le brut et le mystique, entre le froid du bitume et la magie des films asiatiques.

Brut et mystique à la fois

Le Wu-Tang, c’est d’abord l‘histoire de dix jeunes loups New Yorkais qui se connectent à la fin des années 1980. Ayant faim de rap et de conter leur vécu, déjà bien rempli malgré leur jeunesse, RZA, GZA, Method Man, Ol’ Dirty Bastard, Raekwon, Ghostface Killah, Masta Killa, Inspectah Deck, U-God et Cappadonna décident de former le groupe Wu-tang Clan. Profondément inspiré par l’Asie, le leader officieux RZA décide de nommer sa joyeuse bande telle quelle en référence au film d’art-martial Shaolin contre Wu Tong sorti en 1983.

Pour leur premier album, sorti chez le label Loud Records, les projecteurs sont déjà braqués sur eux. Il faut dire que leur single « Protect Ya Neck » a marqué les esprits. Un rap cru, sans équivoque et qui emmène l’auditeur dans les tréfonds des rues New Yorkaises. Où escrocs, dealeurs et rappeurs se côtoient. C’est ici la grande force du Wu : huit rappeurs posent sur le beat et amène chacun un style différent mais leur vécu commun et la maîtrise des productions de RZA rendent le tout cohérent.

De quoi parfaitement lancer Enter the Wu-Tang (36 Chambers). Encore une référence à un film, cette fois-ci « The 36th Chamber of Shaolin », dont un passage est samplé dans le titre « Da Mystery of Chessboxin’ ». Tout l’album verse dans cet imaginaire du guerrier shaolin, noble et puissant. Les Mc’s usent de leur micro comme d’une arme, de leurs mots comme un appel à la guerre.

Des singles classiques

Entièrement produit par RZA, les instrumentales piochent tout de même beaucoup dans les classiques de la soul américaine et permettent de rattacher le public à des rythmiques qui lui sont familières. On peut citer le sample de Syl Johnson sur Shame on a nigga ou celui de Wendy Rene sur Tearz.

De même, les paroles restent ancrées dans la réalité des ghettos américains. Cette recette abouti à des morceaux qui deviendront cultes. Shame on a nigga, porté par un clip d’une simplicité joussive, où Ol Dirty Bastard crache son venin et sa folie comme rarement. C.R.E.A.M, avec ce refrain mythique « Cash rules everything around me / C.R.E.A.M. get the money,dollar dollar bill, y’all ». Plus globalement, ce premier album se déguste du début à la fin, car aucun morceau ne fait tâche et participe à l’ambiance si particulière qui s’en dégage.

Enter the Wu-Tang restera le plus grand album du Wu-Tang Clan, et se classe en très bonne place parmi le panthéon global du Hip-hop. Chaque rappeurs du crew capitalisera ensuite dessus pour sortir des projets solos de grande qualité, de Method Man avec « Tical » à ODB avec  » Return to the 36 Chambers » jusqu’à GZA avec « Liquid Swords ».

Voila déjà 27 ans que ce bijou est sorti. La seule chose à faire aujourd’hui, c’est d’écouter encore et encore ce classique intemporel.

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