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Niro toujours aussi racailleux dans “Mens Rea” ! [Album]

Niro est toujours bien en place, pas d’inquiétudes. Il l’est peut-être même plus que jamais, après une année 2017 durant laquelle il aura sorti un gros double album, et gagné un disque d’or pour “Les Autres”, son projet de 2017. Cette année, il en a d’ailleurs gagné un autre, avec “Ox7”. Des récompenses qui traduisent un regain d’intérêt du public rap pour le rappeur de Blois. Une reconnaissance salvatrice, pour un rappeur qui a toujours travaillé pour rester à la pointe des nouvelles sonorités, tout en gardant son background très caillera.

Et aujourd’hui, Niro est de retour avec un tout nouvel album, “Mens Rea”, un 16 titres bien compact dont il avait commencé à nous dévoiler des extraits il y a quelques semaines.

Du rap de rue

Plusieurs journalistes américains ont établi que ce qui définissait la trap, c’était simplement le fait de parler de drogues (d’en prendre ou d’en vendre). Niro, lui parle de la rue au sens beaucoup plus large. Il ne fait pas du rap de dealer, même si évidemment il parle suivent de trafic : il fait du rap de bonhomme, de mec de la rue, avec des grosses couilles mais aussi des valeurs, même si celles-ci sont mises à rude épreuve pas l’époque qu’on vit aujourd’hui. Le morceau “On s’refait” est un peu un condensé de tout cet état d’esprit street et courageux.

Musicalement, on a le droit à des instru hyper “récentes”, avec des influences d’Atlanta inévitables, et une manière de chantonner sans trop d’autotune qui est devenue presque sa marque de fabrique. On a également des morceaux un peu plus dansants, dans un style qui est presque celui des singles radio comme “Jamais”. Il fait de l’egotrip, mais en rappelant toujours que l’humilité fait partie des valeurs capitales pour les vrais comme lui. On a même des petites explosions de brutalité, dans “Comme pas possible” par exemple, qui ressemble beaucoup plus aux rappeurs violents de Chi-raq.

Bref, un album à la fois varié, mais très fidèle à l’univers du rappeur. Niro a su s’entourer de producteurs qui le comprennent, et n’a invité presque que des proches sur son projet : Zesau, Koro, et Nino B. Car un bon album de rap de rue, ça se prépare en famille !

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