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Classique : « Lifestylez ov da Poor & Dangerous » de Big L

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Quand « Lifestylez ov da Poor & Dangerous » sort en mars 1995, Big L n’a que 20 ans. Avec l’insolence de sa jeunesse, il rappe son quotidien dans les bas-fond de Harlem, entre trafics, violence et déprime. Actif depuis le début des années 1990, il fait une rencontre cruciale qui va lancer sa carrière : celle avec Lord Finesse. Il rejoint alors son groupe basé dans le Bronx Diggin’ in the Crates Crew (DITC) qui comportait également Diamond D, O.C., Buckwild, Showbiz, A.G. et Fat Joe.

Un virtuose du flow

C’est avec cette équipe resserrée qu’il va travailler sur son tout premier album entre 1991 et 1993, malgré sa signature depuis 1993 sur le label Columbia Records. Lord Finesse livre l’instrumentale pour 5 des 12 titres du projet et les autres se partagent les productions restantes. Lord Finesse rapportait que Columbia avait préféré pousser l’album de Nas « Illmatic » (1994), notamment car il réunissait des producteurs d’envergure avec DJ Premier, Pete Rock et Q-Tip. Résultat, l’album de Big L sort avec du retard et n’a pas le succès commercial espéré.

Mais la critique est unanime : avec « Lifestylez ov da Poor & Dangerous », Lamont Coleman, de son vrai nom, livre un disque d’une qualité rare. Il parvient à allier à la perfection l’atmosphère glaçante et oppressante propre au rap new-yorkais de l’époque à une certaine flamboyance découlant de son flow unique. Le rappeur se montre précis dans ses placements, parvenant à accélérer ou ralentir sa cadence en fonction du beat.

Seul album de son vivant

Véritable virtuose derrière un micro, Big L se fait une réputation dans le hip-hop underground. Le gamin de Harlem propose un album dense, ponctué de performances lyricales d’un niveau rarement atteint. Le titre qui ouvre le skeud, « Put It on », qui est accompagné d’un clip, devient vite une référence. Même un classique qui traverses les époques. Un son que Columbia voulait pousser comme un hit, bien qu’il fleure bon la crasse des caves new-yorkaise, : « Ils voulaient un refrain entraînant, quelque chose qui pouvait être joué à la radio. »

On peut également ressortir comme titres forts « MVP » et « Danger Zone » avec McGruff. Mais au final l’entièreté du projet est un récital de rap authentique, sublimé par la performance vocale de Big L. On n’oublie pas de mentionner les nombreux featurings qui renforcent l’étiquette « hip-hop new-yorkais », avec notamment une des premières apparitions de Jay-Z sur « Da Graveyard ».

« Lifestylez ov da Poor & Dangerous » sera le seul album de Big L de son vivant. Après avoir été renvoyé de Columbia entre temps, il est assassiné le 15 février 1999, recevant 9 balles dans le tête et la poitrine, dans son quartier natal à Harlem. « Big L Rest In Peace » comme le mixe DJ Premier dans l’intro du classique de Gang Starr « Full Clip ».

« Lifestylez ov da Poor & Dangerous » en streaming

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