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23 ans que 2Pac est parti : 5 événements marquants de sa carrière

image 2pac 23 ans décès

Le 13 septembre 1996, 2Pac, le rappeur le plus influent fût assassiné par balle dans la ville dépravée de Las Vegas. Un événement qui, encore aujourd’hui, sème la pagaille dans les débats entretenus par ses fans concernant les conditions de son décès. N’essayons pas ici de spéculer des théories folles cherchant à déterminer le profil de son assaillant ou savoir s’il réside sur l’île de Bora Bora, mais plutôt de se pencher sur les dates qui auront été décisives dans sa carrière.

1991 : 2Pac le Gangster des Black Panther

Au début des 90’s, Tupac Shakur n’avait alors posé sa voix que sur les titres de quelques rappeurs locaux ainsi que sur la bande original de Nothing But Trouble. Un début de carrière commun qui commence à prendre son envolé dès l’année suivante. En 91, il aura pu, avec ses maigres revenus , s’acheter l’équipement nécessaire pour monter son premier album 2Pacalypse Now.

2Pac dans le film Juice

Nous aurons déjà droit à ce côté conscient notamment avec le single « Trapped« . En vu des séjours trop récurrentes de son entourage derrière des barreaux métalliques, il se doit d’exposer la vérité au monde. Celle des conditions intolérables à l’intérieur des locaux ainsi que cette claustrophobie qui en découle. Cette narration proche du réel marquera les esprits des médias. Avec son éducation au sein des Black Panther, il dispose d’une prise de conscience politisée dès son plus jeune âge. Dans l’album, il aborde une variété de sujets en passant par le racisme, les brutalités policières ou encore les situations précaires. Un mélange de Gangsta Rap recouvert d’un message éclairé.

L’album ne disposera pas d’un succès commercial énorme mais permettra à 2Pac de construire une passerelle avec le monde du cinéma et travaillera avec l’un des plus grands réalisateur, Ernest Dikerson. Quelques mois après la biographie sur Malcom X, Dikerson s’attaque à Juice, un film où Shakur s’octroie le rôle principal. Celui d’un leader de groupe guidant les autres dans des petites affaires louches et peu légales. Le rappeur est introduit aux yeux du monde entier grâce au succès de l’oeuvre.

1993 : Peace ‘n’ Kill

Lorsque Kendrick Lamar nomme l’un de ses titres Poetic Justice, il le fait, certes pour la beauté du mot et le sens qu’il porte, mais aussi pour y faire une référence au film éponyme dans lequel 2Pac aura eu le rôle au côté de Janet Jackson.

2Pac & Janet Jackson

Pour autant, il n’oublie pas de travailler sur ses projets musicaux en sortant son deuxième album Strictly 4 My N.I.G.GA.Z…. Concocté en partenariat avec le gigantesque label qu’est Interscope Records, il s’entoure des têtes de gondoles du hip hop de la West Side. C’est-à-dire Ice Cube ou ce fameux Pimp défraîchi qu’est Ice-T. Mais à l’heure des rivalités entre la côte Est et à la côte Ouest, il osera inviter des rappeurs qu’il aura rencontré au sein de New-York. 2Pac maintenait un vision, celle d’unifier tout le monde, faire cesser la violence aux sein des ghettos et instaurer une havre de paix. Une idéologie naïve qu’il s’accorde à maintenir dans sa musique.

Cet album nous embarque en caméra cachée dans les rues de la Californie tout en s’ouvrant sur ses pensées les plus personnelles. Dedans, il désire que la communauté noire ouvre les yeux sur leur conditions financières, ainsi leurs actes parfois maladroits.

Là encore, le succès reste mitigé avec des chiffres ne dépassant qu’à peine ceux de son album précédent. Mais pour toute une population, il devient l’un des porte-paroles, et tout particulièrement pour les jeunes sans repères.

1994 : Thug and Raw

Dans cette année relativement calme pour la carrière solo de 2Pac, c’est le moment de reprendre son rôle d’acteur en jouant un dealer dans un film centré sur le basketball. Dans la bande originale, on retrouve un titre nommé « Pour Out A Little Liquor » provenant du premier volume du groupe Thug Life formé la même année par Pac et cinq autres de ses compères. Dedans, il rend hommage à ses homies décédés, ceux à qui ont versé un filet d’alcool sur le goudron. Des tragiques événements qui arrive bien trop souvent dans sa vie. Boudé par les radios, le titre n’aura pas le droit à beaucoup de passages sur les ondes en vu d’un langage cru, pourtant si fidèle à la réalité d’en bas.

1995 : Succès depuis la prison

Son retour dans la musique ne se fera pas attendre car le rappeur aura amassé des lignes d’encre et s’en servira pour nourrir l’album considéré par beaucoup comme le meilleur. Celui dans lequel réside le plus de rage et de colère envers la société et le système judiciaire. Celui qui se nomme Me Against The World. Celui qui atteindra la première place dans le Billboard et le fera connaître mondialement. Malheureusement, entre temps, des accusations contre lui vont tomber. En pourparler des agressions contre le réalisateur Allen Hughes ou des assaillants qui lui glisse cinq balles dans le corps dont une au niveau du crâne. Malgré sa santé physique déviante, il se retrouvera en prison à cause d’une accusation de viol.

Tupac en prison

Une triste année qui laissera perplexe quant à la suite de sa carrière. Devenu paranoïaque, la promotion de son album se fera sans lui, avec des clips où le personnage est inexistant.

1996 : 2Pac la consécration mortelle

Après quelques mois en prison, le bourreau Suge Knight lui permettra de voir le ciel bleu en payant sa caution. En échange, Shakur devra rejoindre les rang de son label Death Row. Dès son arrivée dans les bureaux, il occupera deux studios à plein temps, invitant tout une tripotée de rappeurs, connus ou inconnus tout en étant soutenu par la notoriété des membres du label comme Snoop Dogg ou Daz Dillinger.

Tupac, Snoop Dogg & Suge Knight

Le premier son qui sortira sur les ondes sera le célèbre California Love, initialement prévu pour un certain Dr.Dre. À côté de ses enregistrements, il passera beaucoup de temps avec Suge Knight, partageant une haine commune contre le label Bad Boy de Puf Daddy et Biggie. Car si Pac avait eu une relation amicale avec ces derniers, cela n’aura été que de courte durée, certains que les coups de feux qui l’ont touché un an auparavant auraient été commandités par eux.

Les médias étaient bien au courant à propos de cette guerre, et chosiront d’alimenter toujours plus cette rivalité entre les deux côtés. Dans ce climat tropical, son double album nommé All Eyes On Me se retrouve dans les bacs. Un titre évoquant la célébrité qui commençait à le submerger, mais surtout la paranoïa envers les fédéraux ou même son entourage.

Le tour de force effectué ici est le double album. En effet, si ce format commencé à se faire de plus en plus dans le rap, difficile pour un artiste de ne pas y déposer quelques déchets tellement le nombre de pistes était énorme, retirant à l’album tout son prestige. Pourtant, ce projet sera l’exception, servant encore aujourd’hui d’exemple ses disciples. Celui qui démontrera qu’un disque à longue durée peut rimer avec réussite artistique.

Sur 27 pistes, on découvre un gangster venu prêcher la bonne parole sans renier le décor dans lequel il a grandi. Mais maintenant qu’il s’affiche au côté de Suge Knight, il fréquente le milieu de la nuit, les pots de vins et autres affaires louches. Au même moment continu de s’alimenter la guerre des deux sides, créant de plus en plus de morts.

2Pac avant sa mort

Alors que la carrière de 2Pac avait une portée mondiale, voilà qu’un soir lorsqu’il roulait tranquillement la nuit du 7 septembre 1996 sur la rue Flamingo à Las Vegas, il se ferra impacter par quatre balles provenant d’un calibre 40 fixé à un Glock. Le 13 septembre, soit six jours plus tard, il décédera dû à l’hémorragie.

L’homme que l’on nommera dorénavant Makaveli restera dans la mémoire de chacun et laissera une gravure éternelle dans le paysage de la Pop Culture, faisant de cet événement l’un des plus tragiques de l’histoire du hip-hop.

R.I.P. MAKAVELIC.

Article rédigé en collaboration avec le site 2pac legacy.

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