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Chronique : Kalash brille dans  »Mwaka Moon »

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L'album de Kalash, "Mwaka Moon", est une réussite

Kalash faisait partie des grosses attentes de ce début de saison. Peut-être pas aussi attendu qu’un Niska, mais il est quand même une des principales têtes d’affiche du label 92i, dirigé d’une mai de maître par Booba. Booba aura réussi à propulser des artistes tels que Damso ou Siboy sur le devant de la scène, et pour ce qui est de Kalash, il est lui aussi en train de devenir un artiste incontournable.

Cela pour plusieurs raisons : il évolue sur plusieurs tableaux, et est capable de faire une chose que très peu d’autres MCs savent faire, à savoir chanter. Avec, ou sans autotune (il est d’ailleurs excellent sans). Et ça lui permet d’introduire des variations dans ses titres ui est inaccessible à beaucoup de MC. Mais le chant n’est pas synonyme chez lui de  »légèreté », Kalash est capable de nous offrir des titres très street, proche des codes du dancehall mais aussi de la trap bien sale. Cette polyvalence, il nous l’avait déjà montrée sur son précédent album,  »Kaos ».

Une autre raison, c’est qu’il use et abuse de la belle langue créole, à laquelle on n’est peut-être pas trop habitués ici en métropole, mais qui s’avère se combiner vraiment très bien avec la trap (ou alors, c’est juste Kalash qui est très doué, c’est possible aussi). Et ça aussi, ça le démarque des autres artistes. Et vous allez le voir, le chanteur n’a pas déçu avec ce nouveau projet  »Mwaka Moon ».

Des ambiances toujours aussi variées

Le projet fait 20 titres, ce qui est beaucoup pour un album aujourd’hui. Mais pas question de s’ennuyer ici, puisque Kalash et ses producteurs ont sur varier les ambiances du projet. On trouve donc des titres très mélancoliques, comme  »Mwaka Story », le premier du projet, morceau sur lequel Kalash parle de ses déboires dans la rue. Le chanteur n’a pas été un ange, comme en témoigne son altercation avec les policiers en 2014, ou sa condamnation pour possession d’une arme de catégorie B.

Il peut donc nus livrer des titres très mélancoliques, très sombres, et d’autres beaucoup plus dansants, de vrais bangers, ou même des chansons d’amour. Le mieux étant quand il arrive à parler des drames de l’existence sur une instru plutôt joyeuse, comme sur  »God Knows » avec Mavado, ou de ce qu’ils comptent infliger aux balances sur un air de chanson d’amour, dans  »Snitch » avec Lacrim. Le contraste est assez drôle, et c’est une excellente idée.

On trouve beaucoup de chansons qui parlent de femmes, d’amour, de cul. Difficile de dire lequel est notre préféré, ils sont tous assez différents chacun dans leur style. Les bangers sont également très nombreux.  »I Can See Why » aux côtés de King Sosa en est un excellent, le morceau  »Ivory » à la fin de l’album vaut lui aussi le détour. On ne peut pas oublier de mentionner le feat. Avec le king du dancehall Vybz Kartel,  »No Roof », très lourd également. Sur  »Health & Time », l’artiste prend même le risque de n’utiliser que l’anglais.

Bref, Kalash est un vrai performer, et sa musique sent la rue et les tropiques : parfois sombres, parfois étouffants, parfois ensoleillés, avec des ambiances énervées, amoureuses, dansantes ou mystiques. Un vrai bon projet, complet, chapeau à lui et son équipe.

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